Le logiciel libre tient une bonne place dans le rapport de la commission Attali
Par traaf le jeudi, 24 janvier 2008, 18:14 - Ubuntu - Lien permanent
Jacques Attali a remis au Président de la République, hier matin 23 janvier 2008, le rapport « 300 décisions pour changer la France ». Ce rapport est le fruit du travail de la Commission pour la Libération de la Croissance Française.
À la grande surprise de la majorité des observateurs, le numérique est à l'honneur, avec le quart des 20 décisions fondamentales. Le logiciel libre, qui nous intéresse particulièrement, est loin d'être oublié :
La décision 58 préconise de promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels "libres". "Le logiciel libre induit une économie moyenne de 36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices. Il permet de créer une concurrence pour les logiciels propriétaires, dont les avantages sont différents. Leur part de marché n’est aujourd’hui que de 2 % (avec une croissance annuelle de 40 %) contre 98 % pour les logiciels dits "propriétaires"
Et un «objectif» chiffré que je vous laisse apprécier à sa juste valeur :
Le logiciel libre est l'objet de la « décision 58 » : objectif de 20% minimum de logiciels libres dans tous les développements publics, statut fiscal de mécénat en compétences pour tous les développements reversés par une entreprise à une communauté du logiciel libre
Il reste à attendre ce qui sera fait de ces propositions et les applications concrètes qui en découleront, cette commission n'étant que consultative, le gouvernement n'a aucune obligation d'en suivre les recommandations.
Le rapport est disponible à la lecture ici
Sources :




Commentaires
Comment se réjouir d'un rapport qui nous pond une belle phrase vide, qui ne coûte rien sur les logiciels libres ?
Alors que tout ce rapport est de la merde ultralibérale ?
Certains geeks devraient regarder ce qui se passe autour d'eux.
On va utiliser plus de logiciels libres ? Applaudissons, applaudissons...
Le logiciel libre est promu uniquement pour sa gratuité ("(...) une économie moyenne de (...)" ? Toujours une histoire de rentabilité ? Applaudissons, applaudissons...
Je vais citer une autre phrase du rapport, pour illustrer son contenu à ma manière :
"Les puissances détentrices de rentes peuvent croître et investir grâce à la hausse du prix des matières premières."
Bon courage les pauvres.
Ralala, Richard Stallman doit se retourner dans... ah non merde.
C'est sûr que d'un point de vue purement "open-source", c'est intéressant car ça ouvre des portes pour le développement mais il ne faut pas oublier que c'est uniquement la gratuité qui les intéresse et non l'intérêt porté à la communauté.
Evidemment c'est l'économie faite par rapport aux logiciels propriétaires qui est visée dans ce rapport, comment pourrait-il en être autrement dans une société comme la nôtre ? mais déjà cela prouve qu'aujourd'hui les logiciels libres sont perçus comme étant parfaitement capables de remplacer leur homologue propriétaire, et ça renforce l'effet boule de neige du libre dans le monde informatique.
Ce n'est pas demain la veille que les sociétés s'intéresseront à l'idéologie du libre, cela viendra des particuliers qui, étant de plus en plus à utiliser du logiciel libre au travail, désireront la même chose chez eux. Il faut être patient, les choses avançent...
Bonne année !
Bonjour,
D'accord, c'est bien sur le principe, mais dans les faits qu'en est-il?
Xavier Darcos (le ministre) vient de confier une mission à Jean Mounet, président de SYNTEC informatique, pour "réfléchir au développement des technologies de l'information et de la communication pour l'Enseignement (TICE) au sein du monde éducatif.". Il faut comprendre à l'école...
www.education.gouv.fr/cid...
Si on regarde la liste des participants à cette commission, tout utilisateur de logiciel libre (ou du monde de l'éducation) en a le tournis: sur les 23 membres on compte:
* SYNTEC : 7, dont la présidence
* Microsoft : 3
* IBM : 1
* CapGemini : 1
* Accenture : 2
* Ministère de l'Education nationale : 4, dont le secrétariat
Il n'y a donc pas l'ombre d'un soupons d'un représentant de logiciels libre, pas un seul enseignant, pas un seul parent d'élève, pas un seul syndicat...
Si on regarde un peu le site web de Syntec, on y découvre que Microsoft y a des parts. Il est donc doublement représenté dans cette commission...
L'Aful qui a un accord cadre avec le Ministère de l'éducation nationale n'en a même pas été informée ni sollicitée. Dans ces conditions, quelles vont être les conclusions d'une telle mission vis-à-vis des logiciels libres ?
L'éducation nationale est le premier lieu d'approche de l'outil informatique, c'est le premier endroit où l'on commence à prendre ses habitudes en terme de logiciel, de système d'exploitation...
Je pense donc que cette mesure 58 va être bien mise en avant dans les médias et classée vertical dans la réalité..
Ne soyons pas dupe et regardons les faits.
Les principaux freins pour les logiciels libres, c'est qu'ils ne sont pas connus et que beaucoup de personnes qui pourraient y contribuer ne s'y intéressent pas.
On ne peut pas cracher sur un gain de visibilité et de crédibilité.
Ensuite, n'oublions pas que l'informatique ne reste qu'un outil. Un industriel ne va pas au premier abord s'intéresser à la philosophie du libre. C'est clair, c'est le pognon qui compte, et se sera sûrement le moteur d'une éventuelle migration. Au monde du libre ensuite de transformer l'essai en faisant preuve de compétence et de créativité, ce qu'il sait très bien faire.
c'est vrai qu'Attali m'énerve croissance croissance croissance
Y'en a que pour cette croissance qui affame le tiers monde pour que l'on puisse croître au prix de la famine
M'enfin c'est toujours ça de pris